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A l’Adac!
Xavier Dujardin va lancer sa première saison comme directeur de l’Adac.
Au niveau de la programmation comme du côté finances, le grand blond veut
que cela bouge. De toutes les façons, c’est la dernière saison au Passage 44
Il entre, sourit, répond au téléphone, raccroche vite, commande un café et parle, parle, parle en remettant en arrière ses cheveux blonds. Xavier Dujardin n’est pas homme timoré. Nommé il y a un an à la tête de l’Adac à la suite d’Alain Leempoel, il n’est impressionné par personne “J’ai mis ma patte dès le début à l’Adac. Avec Alain on se ressemble tout en étant différents par de nombreux côtés”, par rien : “L’Adac est considérée comme une institution intouchable mais ça n’est pas vrai ! On est cher par exemple ! Moi, je veux attirer plus de monde, plus de jeunes, plus d’enfants ! Il faut entrer dans la grande famille des subsidiés de la Communauté française ? Alors OK! J’ai pris contact. On verra si les décideurs pourront passer au-delà de l’image de grande dame inaccessible que s’est forgée l’Adac au fil des années”. La gestion ne l’engloutit pas (même si la recherche d’une salle pour accueillir l’Adac l’année prochaine est omniprésente) : ce serait impossible pour ce fou de sorties qui avoue lui-même être toujours un peu “trash”, menant une vie festive et amicale intense. “J’ai toujours fonctionné en meute, j’adore ça. Et ma personnalité m’a souvent conduit à en être le chef, au boulot comme dans la vie. Je sais que je peux déplaire à certains...”. Grande gueule et généreux, Xavier Dujardinmène aussi de front Armagnac Productions, sa société d’événements et de spectacles et sa carrière de comédien multicasquettes : on l’a vu récemment dans une publicité française pour les courses de chevaux, il récidive cette semaine. “J’ai réduit le théâtre... mais je recommence en 2007 !”. Rupture et continuité : juste comme la marque qu’il veut apposer à l’Adac !
MON PETIT PROUST
Le principal trait de mon caractère : festif.
La qualité que je préfère chez les hommes: la solidarité.
Et chez les femmes: la sensualité.
Mon principal défaut : je suis buté.
Ma principale qualité : je suis généreux.
Mon rêve de bonheur: que les miens, ceux de ma tribu, ne manquent de rien et que les êtres que j’aime soient éternels.
Ma devise : “Toujours plus vite, toujours plus loin, toujours plus fort”.
Ma passion : le spectacle mais aussi les voyages et la gastronomie.
Et encore:
La boisson qui vous fait du bien : le chocolat chaud des cafés, une bière le midi, un bon vin blanc à l’apéritif. En soirée... on avise ! Je passerais des heures à chercher des défis.
Un film et un livre culte : “Amadeus” de Forman et “Le nom de la Rose”, d’Eco.
Mes plus grands excès: la fête improvisée qui dure jusqu’au bout de la nuit. Mais attention, j’assume après!
Dimanche dernier : j’ai travaillé à l’Adac.
Mon plus grand luxe : être libre.
Photos : Bénédicte Maindiaux, Christophe Bortels et DR.
E.W.
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● 1966. Naissance de Xavier Dujardin à Uccle.
● 1980. Au collège Saint-Pierre, le jeune garçon découvre le théâtre, participant à tous les spectacles jusqu’en 85.
● 1988. A Louvainla- Neuve, il s’associe avec Laurence Vielle pour secouer l’association TUL (Théâtre universitaire de LLN). Passe l’été au cours Florent à Paris. Par la suite, il crée l’asbl Armagnac qui produit des spectacles.
● 1995. Il rencontre Sophie, sa future femme.
● 2001. Le 19 août naît sa fille Amandine.
● 2003. Il revient d’un festival à Montréal, fasciné par la puissance à l’américaine et les moyens octroyés au spectacle. Et tente à son échelle de booster la culture.
● 2004. Il est nommé directeur de l’Adac.
● 2005. En octobre, il inaugurera sa première saison. |