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Laurent Capelluto

Laurent Capelluto

Laurent Capelluto a la tête du mec qui vous revient

Laurent Capelluto, belge étoile montante Révélé au grand public grâce à “Un Conte de Noël” d’Arnaud Desplechin, le visage de plus en plus familier de Laurent Capelluto convient à tous les genres. Un atout qui se cultive.


Nommé l’an passé aux Césars dans la catégorie du Meilleur Espoir masculin grâce à “Un Conte de Noël”, Laurent Capelluto a franchi un nouveau cap en faisant partie du casting quatre étoiles (Catherine Deneuve, Mathieu Amalric…) du succès d’Arnaud Desplechin. Humble, notre hôte de la semaine aurait presque du mal à admettre cette évolution. “Je dirais plutôt que c’est un élément d’une carrière parmi d’autres. Car franchement, qui se souvient des acteurs césarisés d’il y a trois, quatre ou cinq ans ? Mais c’est vrai que depuis une bonne année, je peux me permettre de refuser certaines choses.”

Du ciné d’auteur à la Grande Vadrouille

Pour l’acteur, natif de Kinshasa mais Bruxellois depuis longtemps, tout s’accélère en effet dans une carrière bâtie intelligemment, entre cinéma d’auteur (“Le Tango des Rashevski”, “Coquelicots”, “Un Conte de Noël”…) et films plus populaires (“Pour le plaisir”, “OSS 117 : Rio ne répond plus”, “Rien à déclarer”…). “S’enfermer dans un seul type de cinéma est un danger. J’ai énormément de respect pour des gens comme Alain Resnais ou Olivier Assayas, qui correspondent à ma vision adulte du cinéma. Mais mon âme de gamin subsiste. Car j’ai toujours adoré voir des films comme “La Grande Vadrouille” ou “L’As des As”.”
Venant tout juste de boucler le tournage de “Où va la nuit” de Martin Provost (“Séraphine”), dans lequel il campe, face à Yolande Moreau, un journaliste de la Rtbf, Laurent, fraîchement marié à la réalisatrice et auteur Nadia Benzekri, l’acteur amorce un nouveau projet autour de Tchekov pour la compagnie de l’Infini Théâtre dirigée par Dominique Serron. “Je la connais depuis le Conservatoire, c’est un peu ma mère spirituelle de scène. Elle m’a inventé acteur ; son ouverture d’esprit et ses conseils ont donné un sens à mon travail. En 2000, elle m’a fait jouer “Un Conte d’hiver” de Shakespeare. En fait, si je bosse plus au cinéma et en France qu’au théâtre et en Belgique, je vis toujours comme un comédien de théâtre belge .”
Les planches lui ont permis de trouver un équilibre professionnel longtemps recherché, au terme de quatre années d’études (deux de médecine, deux d’ingéniorat) pourtant toutes… réussies ! “Des études, je n’en étais attiré que par le prestige social qu’elles pouvaient m’apporter. Mais je ne m’y sentais pas bien.”
Après avoir poliment décliné un téléfilm rémunérateur avec François Berléand (“Je préférais faire le film de Martin Provost. Puis, la télé a parfois trop tendance à trop s’éloigner de l’artisanat”) et refusé un rôle majeur dans une comédie française (“Un peu trop vulgaire à mon goût”), l’acteur côtoiera Patrick Chesnais et Tania Garbarski à l’occasion du tournage de “Fils Unique” de Miel Van Hoogenbemt : “En gros, je serai un jeune adulte qui ne parvient pas à quitter le stade de l’enfance à cause d’une mère protectrice, et qui exerce le métier de chauffeur de taxi alors qu’il rêve d’être photographe.”

Le même agent qu’Amalric, Baer…

Des choix de carrière toujours bien dosés, notamment grâce à l’aide précieuse de son agent Jean-François Gabard, qui a en charge des comédiens comme Mathieu Amalric, Edouard Baer, Stéphane Guillon ou “notre” Serge Larivière. La popularité de Laurent continue à s’accroître. Nous l’avons bien mesurée pendant l’heure et demie qu’a duré cet entretien, au Bar du Matin à Forest. Au moins une dizaine de personnes sont venues le saluer, pour autant d’appels sur son portable. Tous ignorés, ouf !

Bien connu des cinéphiles… rhodiens!

Pour payer ses études au Conservatoire de Bruxelles, Laurent Capelluto a longtemps œuvré dans une vidéothèque de Rhode-Saint-Genèse, ce qui lui a permis d’étoffer sa culture cinématographique. “A deux pas de Waterloo, la clientèle était très américaine. J’ai pu voir un tas de films en anglais, inédits chez nous. Mais je me gavais aussi de films asiatiques, de films italiens ou américains des années septante, période que j’adore, comme “Le Parrain 1” et “2”. Mais étant doté d’une culture surtout théâtrale, je dois avouer que c’est ma femme qui a définitivement élargi mon champ de vision, en me faisant connaître Ozon, Kurosawa, Hitchcock ou même le ciné documentaire de Depardon…”



David Hainaut

1971. Naissance à Kinshasa.
1993. Entrée au Conservatoire de Bruxelles.
2001. Entrée dans la troupe L’infini Théâtre. Joué “Un Conte d’Hiver”, de Shakespeare.
2003. Remarqué dans “Le Tango des Rashevski” (Sam Garbarski), écrit par Philippe Blasband, qui le fera tourner en 2005. (“La Couleur des Mots”) et 2007 (“Coquelicots”)
2008. Première mise en scène au théâtre, avec “L’Enfant Froid”.
2009. Nomination aux Césars, catégorie Meilleur Espoir masculin, pour “Un Conte de Noël”. Tourne dans “Mister Nobody”, “OSS 117 : Rio ne répond plus” et “La Grande Vie”, face à Michel Boujenah. Joue sur les planches dans “Turandot”.
2010. Tournages de “Rien à Déclarer” (Dany Boon), “Où va la nuit”, “Fils Unique”…
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