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VERY IMPORTANT BRUSSELEIR


 Lucy Lucy

Lucy Lucy

C'est l'heure de Lucy Lucy !

Le paysage musical bruxellois accueille de plus en plus de jeunes artistes. Parmi eux, les Lucy Lucy ! sont parvenus à se faire rapidement une place, côtoyant les principaux groupes belges tels que Girls in Hawaii ou encore Sharko.


Si le nom ne vous dit encore rien, allumez votre transistor et laissez-vous envoûter par leur doux single, Clock. Mais peut-être que cette mélodie vous dit quelque chose ? En effet, les Lucy Lucy ! n’en sont pas à leur coup d’essai. Autrefois sous le nom des Vagabonds, ce groupe de jeunes musiciens a écumé quelques scènes, traversant tous les petits festivals du pays avant de devenir les Lucy Lucy ! Vainqueurs du concours Pure Demo en juin 2007, François, Aurelio, Jérémy, Fabio et Thomas enregistrent leur première démo. Très vite remarqués par Bang!, ils jouent aux Nuits Botanique et changent de nom. C’est parti pour l’aventure Lucy Lucy !

Pourquoi un EP et pas directement un album ?
On ne se sentait pas prêts pour un album. On voulait se faire un peu connaître, montrer les différentes facettes de notre musique. Ces six morceaux-là sont une palette extraite de nos trois années sur les routes avec les Vagabonds. Et après trois ans de scène, il était temps aussi de sortir quelque chose.

On vous compare souvent aux Tellers…
Au niveau esthétique, on peut être comparés. On vient du même coin, on a évolué ensemble, on a le même look, mais nos musiques sont différentes. Il suffit d’écouter notre EP pour comprendre que nous ne faisons pas la même chose. Mais on n’a jamais eu peur de trop leur ressembler, sinon on ne travaillerait pas avec la même équipe qu’eux.

Qu’est-ce qu’il s’est passé entre les Vagabonds et Lucy Lucy ?
Quand on a rencontré Fabrice, il nous a forcés à travailler, alors on va plus en profondeur. C’était aussi un moment de remise en question, on en avait marre d’être catalogués musique country. On voulait juste montrer qu’on avait évolué, effacer cette image festive qu’on avait obtenue en festivals. Ce qu’il nous reste des Vagabonds, c’est la mélodie. On a toujours travaillé sur les harmonies des doubles voix.

Qu’est-ce qui vous a aidé dans cette évolution ?
Avec les Vagabonds, on a acquis une certaine expérience de la scène. On réalise qu’il y a encore des progrès à faire. A chaque concert, on essaie de faire quelque chose de différent, et c’est cela aussi qui nous fait évoluer. Ce qui a changé, c’est le line-up. On jouait avec un contrebassiste, ça donnait une couleur différente au live. Avec l’arrivée de Thomas, on est devenu un groupe de cinq jeunes du même âge, du même univers. On se comprend tous car on est amis depuis longtemps. Ça a un impact différent sur le public.

Comment avez-vous été amené à travailler avec Fabrice Detry (Austin Lace, The Tellers, Hallo Kosmo) ?
On cherchait quelqu’un qui nous ressemble pour produire notre EP. On jouait tellement qu’on n’avait plus aucun recul sur notre travail, il nous fallait quelqu’un de l’extérieur. Fabrice avait bossé avec les Tellers, on savait qu’il était doué là-dedans. Et la première fois qu’on a travaillé avec lui, les résultats étaient plutôt bons. Il était venu nous voir à une résidence. En cinq minutes, il avait déjà commencé à nous donner plein de conseils.

La première partie de Sharko à l’AB, ça vous fait quoi ?
On n’est pas anxieux, on est très impatients d’y être. Depuis deux ans, on aime se fixer des objectifs avec le groupe. L’année passée, on voulait faire au moins une date au Botanique, et finalement on l’a fait huit fois, le Bota ! Cette année, on avait pour objectif l’Ancienne Belgique. Il y a quelques mois, on nous a annoncé que David Bartholomé cherchait une première partie pour le concert de Sharko à l’AB, qu’il avait entendu quelques-uns de nos morceaux. On avait déjà fait la première partie de David Bartholomé en solo, c’était un concert acoustique au Rideau rouge. C’était différent parce que c’était une salle qu’on connaissait, et que ce n’était pas Sharko. Ici c’est l’AB, en première partie de Sharko, c’est quand même autre chose. On a préparé un show plus énergique, spécialement pour l’AB.

EP The Morning Can Wait (Bang!). En concert le 23 octobre à la Maison des musiques dans le cadre du festival Comme à la maison (entrée gratuite) et le 7 décembre à l’AB Club.
www.wearelucylucy.com


Les Lucy Lucy ! ont tout donné pour leur premier grand show à l’Ancienne Belgique, en première partie de Sharko.(Ph. Maïlys Charlier)


Un show à la hauteur de l’AB...
Le jeudi 15 octobre, Lucy Lucy ! montait sur la mythique scène de l’Ancienne Belgique pour la première fois. Dans le public, on trouvait deux générations, deux publics partagés entre Sharko et Lucy Lucy !
Les uns ont découvert cinq jeunes musiciens talentueux et de moins en moins maladroits, les autres, s’il ne le connaissait déjà, un groupe majeur du paysage musical belge. Tout le monde était donc gagnant.
Et les Lucy Lucy ! s’en sont bien sortis, sur cette grande scène qu’est l’AB. Pas du tout intimidés, ils se sont sentis chez eux dès les premières minutes, livrant un show très rock. Il est loin, le temps de Lucky Luke et des Vagabonds. Une première partie a rarement le temps de convaincre, pourtant Lucy Lucy ! a su séduire le public bruxellois. Leurs nombreux fans du premier rang y étaient pour beaucoup, mais quelque chose me dit qu’il y aura du monde le 7 décembre à l’AB Club. M.C.


En bref
Numéro un avec “The Morning Can Wait”
“L’EP est numéro un de l’Ultratop dans la catégorie mid-price, pour les CD de moins de 10 euros. Dans la même catégorie que nous, il y a tous les albums de Michael Jackson. Ça faisait six semaines qu’il était premier et on l’a détrôné !”
Un album en 2010
“L’album sortira quand il sera prêt. On n’a aucun deadline. Maintenant qu’on est bien encadrés, on a toutes les cartes en mains pour faire
un bon disque. Alors on ne veut pas se mettre la pression, on va prendre notre temps, parce qu’on veut qu’il soit réussi.”



MAILYS CHARLIER

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