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Rock n’Hocq Attitude
La comédienne Virginie Hocq n’a pas inventé le “seul en scène” mais elle
a bien apprivoisé le genre. Il lui permet de donner libre cours à son amour
pour le théâtre et pour ses personnages et à toute sa fantaisie de fille rigolote.
La tendance du moment dans le comique one man show, c’est d’incarner son propre personnage et de faire rire avec des remarques acariâtres sur sa moitié, des considérations douces- amères sur sa vie et quelques blagues olé-olé. Et il y a Virginie Hocq, Belge de son état, comédienne par passion, optimiste et rigolote par essence : elle, elle sera bientôt une mamie “araignée” de 75 ans, une femme au foyer légèrement chahutée; elle fut Jésuse de Nazareth, et aussi une actrice spécialisée dans la mort violente ou encore une Uccloise foncièrement raciste dans “Qui a dit faible ?”. Un spectacle qui décrocha quatre récompenses en Belgique et à l’étranger : elle l’a joué pour la toute dernière fois à Morges en Suisse le 16 juin 2005… et a encore raflé le Prix de la Presse devant les autres comiques, tous hommes, tous mono-personnage. “Moi quand je vais au théâtre, c’est pas pour écouter une thérapie en direct, c’est pour rêver !” Rêver, imaginer, jouer, Virginie Hocq l’a toujours fait : à huit ans, elle ravissait (“bassinait” ?) ses parents avec moult spectacles, à l’adolescence, elle s’inscrivait à la moitié (ou presque) des activités de l’Académie et remportait des prix de déclamation. Et puis ce fut le Conservatoire : “Là, je pariais sur tout le monde sauf sur moi alors, je me suis dit quelque chose du genre aide-toi, le ciel t’aidera et je me suis lancé dans un spectacle où il n’y avait que moi sur scène… j’étais sûre d’y être comme ça !” Né de sa rencontre avec Victor Schaeffer, comédien virtuose de l’impro, metteur en scène, scénariste, son spectacle “Dis oui” lui permet de prendre… son pied sur scène et confiance en elle pour sa carrière de comédienne. Elle enchaînera assez vite avec “Qui a dit faible ?” avec Patrick Ridremont à l’écriture et, à la mise en scène, son comparse Olivier Leborgne. Le couteau entre les dents, (une image qui a contribué à la faire connaître !) elle s’appliquait avec force sketches à montrer que les femmes n’étaient décidément pas des mauviettes.
Le bonheur au quotidien Et aujourd’hui, la voilà repartie sur le chemin de la “guerre” : elle cisèle et peaufine son nouveau spectacle qu’elle livrera à la foule en novembre. Virginie Hocq a retrouvé Victor Schaeffer et travaille aussi avec Patrick Chaboud du Magic Land Théâtre : “Je suis en train de préparer tout une série de personnages autour d’un fil rouge. Et c’est ça que j’aime : me mettre dans la peau de ces gens imaginaires que je nourris de mes propres expériences”, explique-t-elle en picorant son assiette d’aubergines marinées. “Mais quand j’y pense, je suis plutôt stressée par celui-là parce que j’ai l’impression que l’enjeu est important cette fois-ci”. Alors elle prend son temps pour soigner les détails et… sa petite personne: un week-end entre copines à Wissant devient le plus merveilleux des voyages, un marcel Petit Bateau acheté dans un magasin “fashion” se transforme en robe des mille et une nuits. Et depuis qu’elle a découvert “Sex & the City”, elle rigole encore plus et s’imagine bien en Charlotte, l’une des protagonistes les plus maladroites de cette série américaine à succès… Et c’est toute la magie de Virginie : transformer les petites choses de la vie en grands bonheurs, prendre avec enthousiasme tout ce qui vient, considérer que l’être humain vaut vraiment le coup, offrir sa passion au public, grimacer, imiter, gesticuler… être totalement bien dans sa peau et trouver que sa vie est simplement magnifique. Une philosophie de vie pas si fréquente aujourd'hui.
MON PETIT PROUST
Le principal trait de mon caractère : La spontanéité.
La qualité que je préfère chez les hommes: La sécurité qu’ils peuvent apporter.
La qualité que je préfère chez les femmes: La douceur comme celle d’une mère.
Mon principal défaut: Le doute.
Ma principale qualité : L’écoute.
Mon rêve de bonheur: J’adore ma vie et mon rêve serait que cela continue à se passer comme ça toujours !
Ma devise : En avant !
Photos : Bénédicte Maindiaux, Christophe Bortels et DR.
E.W.
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● 1975. Le 26 février, naissance de Virginie à Nivelles.
● 1996. Entrée au Conservatoire de Bruxelles.
● 1999. Obtention du permis de conduire. Ça a changé... sa vie !
● 1991. Premier spectacle seule en scène : “Dis oui”.
● 2001. Ligue d’Impro. est la débutante la plus étoilée.
● 2001. Rencontre cruciale avec le Magic Land Théâtre.
● 2003. Deuxième spectacle : “Qui a dit faible
● 2005. Fête sagement ses trente ans avec des amis. |