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Orphyse Chaussette
Cuisine :
bistrot
Il y a bien longtemps qu’on n’avait plus poussé la porte d’Orphyse Chaussette. C’est désormais chose faite. Réjouissant.
C’est une petite adresse planquée derrière le Sablon. Si le quartier est porteur, la rue Charles Hanssens fait partie des laissés-pour-compte de ce coin de Bruxelles. Orphyse Chaussette – depuis 2001, si l’on ne se trompe pas – a fait d’une petite ruelle en pavé son repaire. L’adresse s’affiche low-profile et cette modestie lui va bien au teint.
Discrète, l’enseigne n’en est pas moins un plan réputé que s’échangent les gastronomes avertis. En ce qui nous concerne, cela faisait quelques années que l’on n’y avait plus mis les pieds… sans vraiment savoir pourquoi. Avouons-le, tout dans la démarche nous plaît. D’abord, le cadre qui évoque un intérieur cosy à coup de carrelages anciens, de grands miroirs aux murs, de tables bistrot et de peintures en trompe l’œil. Bien pour un dîner en tête-à-tête, bien aussi pour un repas entre amis. Ensuite, c’est la nourriture qui fait mouche, signée par un chef à l’aise dans ses casseroles. Sous-titrée “Bistro gastronomique”, l’assiette remplit parfaitement le cahier des charges. Il fait la part belle à de beaux produits sublimés par de justes alchimies.
Un univers gustatif en soi
Pour rendre hommage à l’année écoulée – et à l’amitié – on a tenté l’aventure à quatre fines gueules. On a d’abord été surpris de retrouver un plat qui nous avait conquis à l’époque : le Tartare de thon façon retour des Indes (13,50 euros). Il est toujours à la carte, comme un ami fidèle qui traverse le temps sans prendre une ride. On comprend que Philippe Renoux a laissé ce met à la carte, il a la carrure d’une signature dish.
Après cette promenade un rien exotique, on a signé pour les Quenelles de joues de bœuf charolais à la cuillère (19 euros). Ce régal cuit pendant 20 heures possède tous les contours de ce qu’il est convenu d’appeler la “bistronomie”, cette rencontre de l’esprit bistro et de la gastronomie. On sent tout à la fois le culte du produit, une cuisine maternante et l’inventivité d’un chef ayant un univers gustatif propre. Bingo, on a bien fait de revenir.
L’autre bonne surprise a été de constater que la carte des vins – tout en étant toujours aussi avisée – s’est copieusement épaissie. Pour le meilleur, mis en bouche par la cuisine sublime, on a enchaîné Silex de chez Dagueneau, Côtes du Rhône du Domaine Gramenon et Crozes-Hermitage de chez Jamet. Tant et si bien que l’on en a oublié d’en noter les prix. C’est clair, quand on aime on ne compte pas. Cela dit, on ne perd pas sa lucidité pour autant et s’il fallait faire un reproche, il se situerait du côté d’un service assez moyen… mais pas assez pour nous empêcher d’y retourner très vite !
Ouvert de 12h à 14h30 et de 19h à 22h, fermé lundi et dimanche.
Wasabi
Orphyse Chaussette (****)
Rue Charles Hanssens, 5
1000 Bruxelles
02/502 75 81
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