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Crystal Lounge
Cuisine :
fusion
Expérience en dents de scie pour une nouvelle adresse ouverte en grande pompe : le Crystal Lounge. Au final, addition salée et bouche amère.
L’hôtel Sofitel de l’avenue de la Toison d’Or vient de faire peau neuve. Pour cela, il a été fait appel à une valeur sûre du genre : Antoine Pinto. L’architecte et designer en vue a pondu un décor lounge calibré au millimètre près pour cet établissement désireux de retrouver tout son lustre.
Bénabar y était…
Au centre du concept, le Crystal Lounge censé réconcilier les Bruxellois avec “l’hôtel eatertainment” – un genre qui cartonne dans le monde anglo-saxon mais qui patine sous nos latitudes. L’adresse décline un bar à cocktail – magnifique pièce rétro-éclairée en albâtre – et un restaurant qui fait valoir une mise en scène bling bling sans fausse note. Pas de doute, ceux qui aiment les adresses qui en jettent ne seront pas déçus. Après, les choses se corsent. Tentative de description fidèle d’une soirée en dents de scie.
Ça commence plutôt bien avec une véritable sirène à l’entrée, un maître d’hôtel charmant, une atmosphère musicale bien balancée et un cocktail maison, le Mojikriek, super bon. Cerise sur le gâteau, juste à côté, Bénabar, chanteur français à texte. Difficile de mieux commencer la soirée. So far, so good. Le temps passant, on s’inquiète un peu de n’avoir pas encore pu passer commande. On tente… pas de chance, on tombe sur un garçon qui aboie au visage. Oups, voilà qui refroidit. Bien plus tard, on quitte la terrasse pour enfin s’installer à table. Coup d’œil à la carte des vins et double claque : rien en dessous de 40 euros et des bouteilles qui montent facilement à 100 euros. Ça fait mal même si on pointe des noms culte tels que Tardieu-Laurent, belle maison du Lubéron. Côté food, on choisit d’abord la Salade du Comté de Nice, émietté de thon frais (16 euros), ensuite le Cabillaud à la plancha et chorizo, émulsion de basilic, écrasé d’agata à l’huile d’olive (27 euros).
Délice de chocolat
Si l’on s’enthousiasme pour l’entrée qui déstructure et recompose joliment l’esprit de la salade niçoise, on regrette le cabillaud trop sec et sans émotion. Pour couronner le tout, les plats arrivent avec la lenteur d’un escargot empêtré dans une salade. Le final sauve un peu l’affaire avec une délicieuse mousse au chocolat, une infusion rooibos aux arômes de vanille et avec un adorable garçon – un autre dans un cortège d’au moins cinq recrues pour huit couverts – venu de Marseille. N’empêche qu’au final, l’addition tape 90 euros par personne – on a envie d’écrire par “pigeon”. Verdict sans appel : ça ne les vaut pas !
Ouvert tous les jours de 12h à 14h30 et de 19h à 22h30.
Crystal Lounge (**)
Avenue de la Toison d’Or, 40
1050 Bruxelles
02/549 61 44
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