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Malgré les pressions immobilières, Linkebeek a su rester un village où il fait bon vivre. La nature y est encore omniprésente. Ses habitants lui sont très attachés et cultivent cet “esprit” de village.
Uccle, Rhode-Saint-Genèse, Beersel et Drogenbos jouxtent Linkebeek, qui a gardé un caractère éminemment champêtre. La commune ne fait que 4,5 kilomètres carrés pour 4750 habitants. Linkebeek compte plus de 80% d’habitants francophones. Une des proportions les plus importantes de la périphérie. Le village est né autour d’un ruisseau qui lui a d’ailleurs donné son nom… Selon certains, Linkebeek signifie “ruisseau de gauche”, mais pour la plupart des scientifiques, c’est un “ruisseau à berges herbeuses”. Situé dans la partie occidentale de l’antique Forêt de Soignes, le territoire de Linkebeek fut déjà habité à l’époque néolithique, comme l’attestent des ossements découverts lors de différents travaux de terrassement. Comme armoiries, Linkebeek s’est vue octroyer le blason de la famille de Man, à savoir trois têtes de Maures sur fond argenté avec croisure rouge. Charles le Téméraire vint en pèlerinage dans la commune en 1467. Il a laissé sa signature sur le livre d’Or que la fabrique d’église possède toujours. Linkebeek est parcourue par autant de petites vallées profondes, fréquemment boisées et toujours très pittoresques. Son ruisseau prend sa source dans la “Vallée des Artistes” et reçoit à cet endroit le ruisseau du Verrewinkelbeek. Cette vallée, chemin creux typique, est d’ailleurs un site classé depuis 1979. Son nom flamand initial est “Wijnbrondal”, une déformation de “Dal van de Sinter Weyenborre”, qui signifie “Vallon de la source de Saint-Gui”. Le nom français, non officiel mais consacré par l’usage, s’explique par l’attrait que le charme de ce vallon a exercé sur de nombreux artistes. L’actrice Audrey Hepburn séjourna par exemple une dizaine d’années à Linkebeek. Le cinéaste André Delvaux y possédait également sa résidence et Laurence Bibot s’y est fait son nid !
Associations en nombre
La commune foisonne d’activités associatives et sportives, ce qui lui confère son aspect chaleureux. Les associations tissent en effet des liens entre les habitants, qui peuvent ainsi régulièrement se rencontrer et améliorer le cadre de vie de la commune. On retrouve une bibliothèque communale, la bibliothèque des jeunes, une ludothèque, un centre culturel, et le fameux Linkebeek Hockey Club. Ce club a vu son nombre de membres passer de 155 à 350 depuis la mise en place des terrains synthétiques derrière le site de la ferme de Holleken.
La mobilité, un vrai enjeu
Côté enjeux, les prochaines élections communales marqueront un tournant dans la vie politique. Après presque 12 ans passés à la tête de Linkebeek, Christian Van Eyken tire sa révérence. Pour des raisons personnelles, il a décidé de s’installer à Tervueren. Il ne terminera donc pas son mandat de bourgmestre. Et c’est Marc De Neef qui prendra le relais jusqu’au premier janvier 2007. La liste francophone sera emmenée, le 8 octobre prochain, par Damien Thiery. Agé de 42 ans, il est actuellement échevin des Travaux publics, des Sports, de la Jeunesse, de la Santé et des Affaires sociales. Mais pour beaucoup de Linkebeekois, il est surtout le fils de Roger Thiery, qui fut bourgmestre de 1976 à 1989. Le principal défi de la prochaine majorité sera d’accroître la mobilité dans la commune. En effet, Linkebeek est traversée par des centaines de navetteurs mais n’est desservie que par peu de transports en commun…
B.D.
BONNES ADRESSES
Les restaurants
Le Petit Coq c’est le bistrot gourmand de “Dom”. Le patron de cet endroit de rêve ou l’on vient “pour changer d’époque”, propose des produits de qualité à des prix très abordables. Ne cherchez pas la gastronomie mais plutôt l’ambiance. Les clients communiquent de table en table, l’addition se fait à la main, sans calculette ni ordinateur, à l’ancienne! À la carte: les moules, uniquement en saison, de septembre à décembre, là où elles contiennent le plus d’iode. Mais aussi les tartiflettes, le cassoulet, les croquettes maisons ou l’américain. L’estaminet a été ouvert le 11 novembre 1926 dans une grange et 3 petites maisonnettes bâties en 1896, mais rénovée ensuite en style hispano-flamand. Son premier propriétaire, ébéniste de son état, rêvait d’y ajouter un hôtel, mais le projet n’a pas vu le jour, c’est peut-être mieux ainsi! Il s’appelait Lecocq, d’où le nom du restaurant, quelque peu modifié phonétiquement à la française dès son ouverture. Au Petit Coq, on aime aussi le jazz, mais ça, c’est une autre histoire. Demandez le programme à Dom, c’est son deuxième dada! ■ Rue Saint-Sébastien, 41 - tél : 02/3809332 (fermé les mardis et samedis midis).
Pour Damien Thiery, le Noï est le meilleur restaurant thaïlandais de toute la région. Le cadre y est superbe, et la terrasse en été vaut vraiment le détour (voir notre critique en page 29). C’est aussi le stamcafé de Marco Schetgen. Le médecin y va chaque semaine avec son assistant et ses stagiaires. Le patron a su allier le caractère “village” et la qualité de la nourriture.
Livres et journaux
A la librairie Once Upon a Time, le patron a toujours le mot pour blaguer et mettre ses clients à l’aise. C’est l’endroit central de la commune pour y lire le journal et boire un café. On y rencontre plein de vrais Linkebeekois.
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