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Dossier


La Tribune des communes : Auderghem, l’ancien village

Un tiers du territoire de la commune est couvert par la forêt de Soignes. Reste une cicatrice : le viaduc Herrmann-Debroux construit à la fin des années  qui coupe la commune en deux.

Entre ville et forêt”, voilà la formule qui résume bien la situation de la commune d’Auderghem située au sud-est de la région bruxelloise. Réparti sur une superficie de quelque 10 km2, le territoire de la commune qui compte un peu plus de 28 000 âmes est en effet en grande partie couvert par la forêt de Soignes. Sans compter les espaces verts tels que celui du parc Seny, le jardin Jean Massart et le Rouge-Cloître. Et puis, il y a le domaine de Val-Duchesse, un site prestigieux qui s’étend le long du boulevard du Souverain. Des atouts non négligeables pour une commune jeune essentiellement résidentielle située à quelques minutes du centre- ville grâce à la présence de cinq stations de métro. A l’origine, Auderghem dont le nom apparaît pour la première fois dans une charte de 1253 s’est développé dans la vallée de la Woluwe et n’était qu’une simple exploitation agricole rattachée à Watermael. Ce n’est qu’en 1863 que la commune prend son indépendance avec Henri De Brouckère comme bourgmestre. Avec la création, dès le XVIIIe siècle, de la chaussée de Wavre, la longue rue commerçante bien connue de tous les Bruxellois, Auderghem va véritablement sortir de son isolement et connaître un essor à la fois démographique et économique. Au XIXe, l’industrie et le petit artisanat s’y développent à vive allure. La construction de la ligne de chemin de fer reliant Bruxelles à Tervueren et, en 1910, la création du boulevard du Souverain constitueront des étapes importantes dans le développement de la commune. Pendant l’Entre- Deux guerres, le sud de la commune s’urbanise : Pinoy, Lammerendries, Schoonenbergveld, la cité-jardin du square Van Lindt mais aussi des quartiers comme Saint-Julien composé de lotissements résidentiels. Les belles villas se situent notamment aux alentours du boulevard du Souverain et le long des chemins situés entre Val-Duchesse et le Rouge-Cloître et aux abords du château des Trois-Fontaines,

“La balafre d’Auderghem” 
Pour bon nombre d’Auderghemois, la construction de l’autoroute E411 et du viaduc qui coupe littéralement la commune en deux constitue la grande blessure de la commune. Car cet éventrement initié à la fin des années soixante par des politiciens empreints du mythe de la grande ville américaine a laissé dans son sillage une foule de nuisances : embouteillages, pollution, bruit… C’est à cette époque que les immeubles de bureaux poussèrent comme des champignons le long de l’autoroute. Même si elle n’échappe pas à l’augmentation de la dotation au CPAS, la commune d’Auderghem peut se vanter de présenter un budget en équilibre depuis 1977, tout en maintenant les taxes au niveau le plus bas de tout Bruxelles. Mais c’est sur le plan de la mobilité que réside l’un des grands enjeux de la commune pour les années à venir. Car Auderghem, porte d’entrée au sud de la ville, subit une grande pression automobile et nombre de navetteurs y “abandonnent” leur véhicule avant de prendre le métro. Avec pour conséquences les problèmes que l’on connaît. Le coût du logement est l’une des autres préoccupations des Auderghemois. De nombreux jeunes ménages quittent la commune devant les prix de plus en plus prohibitifs. Mais les projets pour accroître l’offre ne manquent pas : plus de 600 logements sont en construction. Ainsi, 15 ans après l’incendie de l’entrepôt Cobelpa, le site de la Chasse royale accueillera d’ici 2009, quelque 130 logements répartis sur près de 14 000 m2.

Photos : Bénédicte Maindiaux, Christophe Bortels et DR.


HUGUES PRION PANSIUS

BONNES ADRESSES

Restaurants
A ne pas manquer, outre les adresses visitées par notre critique Wasabi (voir page 44) : L’Autre, traiteur-table d’hôtes, (avenue Chaudron) a les faveurs du bourgmestre pour son côté cosy et bien soigné. Son meilleur ami Alain Destexhe est fan du Diable Vauvert - rue Albert Meunier, lire par ailleurs -, pour sa terrasse fort agréable. L’échevin des Travaux et de l’Urbanisme prend régulièrement ses quartiers au 151, situé au même numéro Bd du Souverain - Tél :02/672 93 53. Il y apprécie l’excellente assiette et le bon rapport qualité-prix. Enfin, la députée Véronique Jamoulle craque pour Khaïma (chaussée de Wavre, critique p.44) et adore également se retrouver au Briefing (chaussée de Tervueren, 137 - Tél. : 02/671 21 33) pour son authenticité, son décor de bric et de broc et ses bons petits plats bien de chez nous. Nous retiendrons encore La Gioconda (Square de Greef, 2 - Tél. : 02/675 12 68 ), “place to be” de beaucoup de Bruxellois en mal de pâtes et pizza qui sont de très bonne facture, la Grigniotière (Chaussée de Wavre, 2041 - Tél. : 02/ 672 81 85 ), la halte gastronomique par excellence de la commune qui propose une carte avec des produits d’une fraîcheur impeccable et l’Arrosoir (Bd du Souverain, 265 - Tél. : 02/ 675 42 94), une adresse chaleureuse à la déco très originale, qui propose une cuisine de brasserie, sans prétention, pour un rapport qualité-prix rarement égalé.

Cafés
L’incontournable Avant-Première, au square De Greef, reste un des QG préférés des 15-45 ans de la commune. Autre stamcafé bien connu, c’est le Belgica, chaussée de Wavre, au coeur de la localité, qui propose également une carte de brasserie variée...

Bonnes maisons
Les meilleurs pistolets de la commune se trouvent chez Rose. La pâtisserie Fred, Place Pinoy, est tout simplement un must. Ses gâteaux sont exceptionnels, notamment ses célèbres chaussons aux pommes ou croûtes au citron. Rayon alimentation, nous vous recommandons Marc et Christel, ouvert à toutes heures et même le dimanche matin, pour son accueil chaleureux et l’épicerie Centra, pour ses fruits et légumes bien mûrs et toujours d’une qualité irrépochable.

Mais encore ...
Dans un domaine “de niche”, trois enseignes locales se distinguent : Starpole et Lecomte, le spécialiste à Bruxelles pour toutes les activités de montagne, la quincaillerie Vankeirsblick, le rendez-vous incontournable de tout bricoleur qui se respecte et Sani-Retro, où vous dénicherez toute la robinetterie à l’ancienne, alliant l’estéthique et le design rétro des années 60.

FOLKLORE LOCAL Vingtième anniversaire pour la rencontre des artisansL’asbl Artisanat Création Tradition organise le 1er et 2 octobre la vingtième rencontre des artisans dans un cadre prestigieux, le Rouge-Cloître. Plus de 10000 personnes s’y rendent chaque année pour découvrir ou redécouvrir les métiers d’antan. Robert Pinsart, président de cette asbl, a décidé en 1986 de créer un marché insolite de vieux métiers au coeur de Bruxelles. A l’époque, il avait été fasciné par un marché d’artisans dans la région de Brakel, lui-même ayant une formation de menuiserie et d’ébénisterie. Une cinquantaine de professionnels dont des potiers, graveurs, vanniers, couteliers et chocolatiers animeront tout le week-end avec une seule envie : créer et montrer leurs créations au public. Seront présents également l’Association des couvreurs-formateurs, l’école de maréchalerie d’Anderlecht, l’asbl “Cheval et Forêt” et les arbalétriers de “L’Ancien Grand Serment Royal et Noble des Arbalétriers de Notre Dame du Sablon” avec tirs et démonstration. Qui plus est, un fabriquant de moules à spéculoos pour la maison Dandoy et les dentellières de Bruxelles présenteront une autre image de la région bruxelloise. Un petit train emmènera gratuitement les gens jusqu’au Rouge-Cloître (samedi, au départ de parking Carrefour, dimanche, au départ d’Herrmann-Debroux). Un vrai rendez-vous découverte. (A.B., st.)

1er et 2 oct. au Rouge-Cloître. Rens. : Robert Pinsart, Tél. : 02/6721412.

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