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Commune paisible située au nord-ouest de la Région, Ganshoren était autrefois rattachée à Jette.
La basilique de Koekelberg domine son paysage qui compte un château féodal et une réserve naturelle.
La monumentale basilique du Sacré-Coeur, que d’aucuns situent à Koekelberg, borde également le territoire de Ganshoren dont elle domine tout le paysage, tel un phare rayonnant… Cette petite commune méconnue des Bruxellois s’étend sur quelque 2,5 km2 constitués, il n’y a pas si longtemps, de petites exploitations agricoles maraîchères. En effet, jusqu’à la fin du XIXe siècle, Ganshoren était vouée à des activités essentiellement rurales. Autrefois, sous l’occupation française, elle était rattachée à la commune de Jette dont elle se détacha en 1841 grâce à la détermination de ses habitants. Et ce n’est qu’en 1954 que Ganshoren qui compte près de 21 000 habitants dont 30% de plus de 60 ans, rejoignit l’agglomération bruxelloise… Nichée au nord-ouest de la région bruxelloise entre les communes de Jette au Nord, de Koekelberg au Sud et de Berchem-Sainte-Agathe à l’Ouest, Ganshoren est aujourd’hui une commune paisible et familiale essentiellement résidentielle.
“’t plochke” Une tranquillité perturbée toutefois par le flot continu de voitures qui y transitent quotidiennement. Un phénomène qui s’explique par sa configuration géographique : elle est encerclée par deux grandes autoroutes urbaines, l’avenue Charles-Quint entre le ring et la basilique et l’avenue de l’Exposition universelle qui, au-delà du chemin de fer, traverse Jette. Au milieu, quelques petits quartiers valent assurément le détour. Et particulièrement celui de la place Guido Gezelle, le coeur vibrant de la commune, bordé de petits commerces et animé chaque semaine par le marché du vendredi après-midi. Surnommé jadis "’t plochke" (la petite place), ce quartier convivial où déambulaient les gamins du coin accueille “La Villa”, le centre culturel francophone, construite dans les années 20 dans le style des maisons du bord de mer. La place a failli abriter une sculpture figurant des oies qui a finalement trouvé refuge dans la maison communale. Le volatile illustre en effet l’étymologie du mot Ganshoren mentionné pour la 1ère fois dans un texte du XIIe siècle : Ganshoren signifie marais (du mot néerlandais hore) aux oies (gans). Citons encore, au Nord-Est, le quartier Albert Ier et ses maisons bourgeoises derrière le square des Oriflammes, les petites maisons sociales dans les environs de la place du Home et, au sud, les belles façades de l’avenue des Gloires Nationales à l’ombre de la basilique. Quant aux environs de la place de la Reine Paola, ils continuent leur urbanisation galopante alors qu’il y a à peine 6 ans, il n’y avait que des champs. Des coins verts, la commune n’en manque pas. Elle compte notamment une réserve naturelle constituée d’une zonemarécageuse d’environ 20 hectares située au nord en lisière du nouveau cimetière. Et puis, enfoui derrière des immeubles- tours un peu trop présents dans la commune, se dresse une magnifique demeure médiévale du XIIIe siècle trop méconnue: le château Rivieren implanté dans un superbe parc malheureusement inaccessible au public.
Équilibrer les finances Le domaine est aujourd’hui à vendre mais ce n’est pas la commune qui pourra l’acheter ! Ses finances sont en effet dans le rouge depuis des années. Un déficit occulté pendant longtemps par les réserves qui, aujourd’hui, sont épuisées… Avec l’aide de la Région, le défi majeur pour les autorités communales consistera donc à rétablir l’équilibre pour l’horizon 2010. Autre grand enjeu dans un avenir plus proche : achever pour l’année prochaine le plan communal de mobilité destiné à décourager la circulation automobile de transit et ainsi préserver la qualité de vie dans les quartiers !
Une demeure médiévale au coeur de la ville
Le château Rivieren implanté dans un magnifique parc de près de 10 hectares est à vendre.
Avis aux amateurs! Au nord de la commune de Ganshoren, se situe un prestigieux domaine qui semble tout droit sorti d’un conte de fées. Caché par les immeubles tours, se dresse en effet le château Rivieren, une superbe demeure féodale du XIIIe siècle entourée d’eau et implantée dans un parc paysager de près de 10 hectares. Aujourd’hui le domaine est à vendre. Son prix ? Entre 5 et 7 millions d’euros…
Écuries en mauvais état tectural, propriété de la société Parcomatic, est malheureusement inaccessible au public, ce que déplorent les autorités communales de Ganshoren. “Ce patrimoine remarquable devrait être acquis par une autorité publique, souligne la bourgmestre Michèle Carthé. Le parc pourrait être ainsi un merveilleux lieu de promenade”. Mais certaines parties du château sont en mauvais état, et notamment les écuries. Le château étant classé, le propriétaire du domaine a été mis en demeure d’exécuter les travaux pour éviter que le bien ne se dégrade. “Il a été demandé au propriétaire, poursuit Ginette Debuyck, échevine de l’Urbanisme, de prendre les mesures nécessaires pour introduire, dans les deux mois de la mise en demeure, une demande de permis unique auprès du fonctionnaire délégué de la Région de Bruxelles- Capitale. Mais à ce jour, il n’a toujours pas donné de suite à cette injonction”. Et d’ajouter que la Région pourrait entamer une action en cessation environnementale compte tenu de l’inertie du “châtelain”.
Arbres remarquables Tout le charme de ce domaine tient particulièrement à son parc conçu à l’origine “à la française” et présentant une végétation diversifiée et foisonnante. Il compte plusieurs arbres remarquables parmi lesquels un érable argenté d’une circonférence de près de 6 mètres, un charme qui se divise en 7 troncs ou encore un tilleul à larges feuilles qui pointe à 38 mètres ! En outre, l’étang constitue un refuge pour nombre d’espèces animales. Outre le canard colvert, on peut y observer hérons cendrés, mouettes rieuses, poules d’eau, bernaches nonnettes…
Photo : Christophe Bortels
HUGUES PRION PANSIUS
BONNES ADRESSES Restos La bourgmestre Michèle Carthé et l’échevine Ginette Debuyck apprécient La Friterie de Ganshoren, place Guido Gezelle, pour sa bonne cuisine bruxelloise (le cordon bleu avec sa sauce au fromage est un must!) et son cadre simple et familial. La conseillère Laetitia Bergers est également une habituée mais y préfère les steaks-frites, sauce poivre vert crème. Le premier échevin Hervé Gillard fréquente aussi ce lieu phare mais pointe également comme bons petits endroits Le Gambrinus ou encore le Canotier, avenue Charles-Quint. Stamcafés Michèle Carthé fréquente de temps à autre Le Nelson, place Guido Gezelle : il a la particularité d’offrir une salle à l’arrière où se retrouvent des associations comme l’asbl folklorique Saint-Martin. C’est un vrai café de village. Hervé Gillard a lui comme repère le Châlet au 113, avenue Broustin, non loin de chez Bruneau. Bonnes maisons La boulangerie Logghe, au coin de l’avenue Van Overbeke et de la rue de l’Eglise Saint-Martin est réputée dans toute la commune. Quant aux meilleurs pistolets, on les trouve pour les uns à la boulangerie Vanhoorne, aux confins des avenues Sermon et du Duc Jean et pour les autres chez Jacques, rue Beeckmans. Enfin, chez Arnould, avenue Charles Quint, 21, vous y trouverez de délicieuses couques au beurre. Par ailleurs, le traiteur La Ripaillade, avenue Charles-Quint, près de la maison communale, est la référence pour ses petits pistolets fourrés ! Le sympathique boucher Vermeire, dit De Lange, rue Beeckmans, est apprécié par les Ganshorenois pour ses viandes rouges de bonne qualité. Mais encore… Pointons Chez Sajou, avenue Van Overbeke est une spendide maison de jouets et jeux de société pour enfants, dans la plus pure tradition. Ou encore une esthéticienne efficace , agréable et très sympathique, au Lavandou, avenue Van Overbeke et ses fameux massages aux pierres chaudes... Enfin, Full line, avenue Charle-Quint, 88 pour leurs livres (scolaires et autres) et leur service et accueil impeccables!
FOLKLORE LOCAL Le cortège saint Martin s’est éteint Pour sa 149e édition, le cortège saint Martin a soufflé sa dernière bougie. Depuis 1856, les paysans flamands de Ganshoren sortaient leurs chevaux et déambulaient dans les rues, chaque année au mois de novembre. Ils étaient accompagnés d’un homme de légende, saint Martin. Selon l’histoire, il aurait coupé son manteau de son épée pour en donner la moitié à un pauvre. Depuis lors, chaque année, le même cortège était célébré par des hommes habillés en costumes des années 1860sur leurs chevaux. Les femmes suivaient en voiture de cérémonie ou en calèche. Pour le 125e et le 135e, différentes confréries de saint Martin des Pays-Bas étaient présentes. Ce défilé démarrait du café Nelson rue saint Martin, après avoir mangé des boulettes à la sauce à l’oignon comme le voulait la tradition. Il passait par le centre culturel, le Zeyp et le hall des sports. Et se terminait à la maison communale. Jusqu’en 2001, M. Dekelder essayait de perpétuer cette tradition. Après sa mort et celle de son successeur, son épouse et cinq autres membres ont pris la relève. Avec l’âge, ils ne savaient plus organiser le cortège ... Ainsi le 13 novembre dernier, le cortège saint Martin faisait un ultime tour de piste. Toutes les archives, costumes et drapeaux ont été donnés au musée du folklore à Bruxelles. Une bande de passionnés décidera peut-être un jour de ressortir pour la 150e fois... (A.B. st.)
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