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Dossier


Le Port gagne en notoriété

Trop de gens ignorent encore qu’un port existe à Bruxelles. Le canal qui traverse la capitale sur 14 kilomètres fait pourtant partie du paysage urbain.

Si le canal de Bruxelles est célèbre aujourd’hui aux yeux du grand public, force est d’admettre que Bruxelles-les-Bains y est sans doute pour quelque chose. Avec ses allures de plage artificielle, le quai Béco a résolument insufflé une nouvelle vie au Port de Bruxelles qui aspirait alors à revivre une seconde jeunesse.
Le canal bruxellois, long de 14 kilomètres, fait donc aujourd’hui partie intégrante du paysage urbain et s’impose résolument comme un acteur à part entière de la vie quotidienne, d’un point de vue touristique, bien sûr, mais surtout économique et environnemental. Ces trois pôles majeurs font aujourd’hui la ligne directrice du Port de Bruxelles dans son contrat de gestion 2008-2012.

“A la croisée des chemins”

Les quais du “port maritime” proprement dit.

Interne et maritime, le Port de Bruxelles jouit d’une localisation idéale au centre de l’Europe. Il génère chaque année un trafic de 22 millions de tonnes de marchandises, tous modes confondus, dont 7,5 millions par la seule voie d’eau. Voilà pourquoi le Port se trouve aujourd’hui “à la croisée des chemins” : son territoire, d’une superficie de 90 ha, ne s’agrandira pas sans terrains supplémentaires. Et la pression immobilière fait rage face aux entreprises à caractère industriel qui veulent garder la main sur la voie d’eau. Les autorités portuaires, représentées à la fois par Laurence Bovy, présidente du Conseil d’administration, et Brigitte Grouwels, la ministre bruxelloise en charge du Port de Bruxelles, parviennent pourtant à faire coexister économie, logistique, développement durable et intégration urbaine du Port dans la ville.

Des projets d’ici 2012
Avec le Bilc, qui devrait s’installer d’ici un an le long de l’avenue du Port, Bruxelles pourra se positionner comme un pôle logistique de premier ordre. L’assainissement du site Carcoke, qui vient de débuter, devrait quant à lui séduire de nouveaux investisseurs et donc enclencher de nouveaux emplois. Rappelons qu’avec 300 entreprises, le Port pourvoit à 6.000 emplois directs et 3.000 emplois indirects.
Le projet concernant la Maison du Port, future vitrine du domaine portuaire et de la ville, se concrétise, lui aussi. Elle devrait voir le jour d’ici 2012 près du Bassin Vergote avec, probablement, un établissement Horeca à son rez-de-chaussée.
L’avant-port est également à l’étude pour accueillir un terminal à passager digne de ce nom, qui devrait “normalement” s’implanter à hauteur des pavillons Meudon. De même, un souci permanent de l’esthétique portuaire est en cours de développement. Un “plan lumière” pourra ainsi mettre le patrimoine industriel du Port de Bruxelles en valeur, tout comme le réaménagement des écluses de Molenbeek et d’Anderlecht, dont la date n’est pas encore arrêtée faute d’un budget suffisant. A noter que les ponts seront également repeints en gris et en rouge.
Ludivine Nolf

 

Le Brussels Logistic Center pour l’été 2009 ?

Le Bilc déclenche les passions


(DR)

Brussels International Logistic Center, telle est la dénomination de ce “mastondonte” de 50 000 m² que la Région bruxelloise espère voir s’installer à deux pas de Tour et Taxis dès l’été prochain. Immense entrepôt, centre logistique de troisième génération et pôle de distribution urbaine, le Bilc doit, concrètement, aider à désengorger le centre-ville de ses gros camions. Ces derniers passeront par le Ring, longeront le site industriel et arriveront au square De Trooz sans passer par le cœur de Bruxelles. L’enquête publique vient tout juste de se terminer et la commission de concertation était prévue ce mardi 7 octobre. “Ce projet mérite une étude d’incidence”, plaident les détracteurs du Bilc, les associations Inter-Environnement Bruxelles et l’Arau selon lesquels le Bilc, situé à 2 km de la Grand-Place drainera, avec le Tir, quelque 1.000 camions par jour. Des chiffres aléatoires, selon les autorités portuaires qui insistent : le Bilc est indispensable pour libérer Bruxelles de ses poids lourds. L’échevin de l’Urbanisme de la Ville, Christian Ceux, se prononcera sur le sujet au courant du mois d’octobre.

 INTERVIEW

Laurence Bovy “sécurise” le canal

Présidente du Port de Bruxelles depuis début 2007, Laurence Bovy met l’accent sur la modernisation du canal bruxellois et sur l’importance de l’inscrire dans un environnement durable et intégré dans la ville.

Comment promouvoir la mobilité douce avec le développement économique actuel du canal ?
Il faut trouver des équilibres entre les différents acteurs présents sur la voie d’eau.
Le dimanche, par exemple, les péniches ont l’obligation de ralentir en faveur des rameurs. Nous voulons rester attentifs à tous les usagers. L’aspect économique du canal peut alors exister avec la mobilité douce et le tourisme. Le projet d’installer, à l’avant-port, un embarcadère pour les bateaux de croisière est en ce sens très bénéfique.


Le Brussels Royal Yacht Club compte 700 membres.

Le parc Meudon a justement la préférence du Port pour ce terminal à passagers. Pourquoi ?
Meudon réunit plusieurs qualités. L’endroit possède tout d’abord une largeur de quai suffisante pour permettre aux bateaux de faire demi-tour. Le site a également l’avantage d’être peu pollué. Il est en outre proche des pavillons Meudon qui offrent à la fois une zone d’accueil et un ponton. Ils pourraient dès lors profiter d’une réhabilitation. Le site sera par ailleurs traversé par la piste cyclable et sera proche d’un parking. Mais rien n’est encore décidé. D’autres endroits sont encore à l’étude, comme le pont Buda.


Le pont Buda, l’un des deux ponts mobiles, a été le premier à recevoir les coups de peinture de cette rénovation.(Photos B. Maindiaux)

Risque-t-on chez nous un accident comme celui survenu à Paris en septembre entre une péniche et un bateau de plaisance ?
Honnêtement, je ne sais pas. Mais nous mettons en place actuellement
un plan de sécurisation du canal avec l’installation d’un système de détection d’incendie et de caméras de surveillance dont les images seront visionnées non-stop. Nous avons également engagé un lieutenant de port pour épauler le capitaine. Ce dernier était jusqu’à présent le seul officier de police à être doté de tels pouvoirs sur le territoire portuaire.

Du secteur primaire au tertiaire… l’activité industrielle du port jouxte les tours du Manhattan bruxellois.(Photos B. Maindiaux)

Comment le Port de Bruxelles, avec ses 300 entreprises, peut-il se définir “écologique” ?

Avec le transport des marchandises par voie d’eau, c’est autant de camions et de pollution épargnés au cœur de la ville. C’est là même l’objectif qui sera poursuivi par le Bilc. De même, 29 % des marchandises entreposées dans le terminal à conteneurs concernent du papier recyclé et de l’aluminium trié, envoyés vers la Chine. Beaucoup croient que ces transports ne sont pas écologiques. Or, ils le sont.
Lud. N.

 




En bref

Un cinéma au Bassin Béco
L’Actor’s Boat sortira-t-il des brumes en juin 2009 ? La péniche, consacrée au cinéma d’art et d’essai, de 82 mètres de long sur 8 mètres de large, dotée de 3 salles de cinéma est attendue de pied ferme par le Port de Bruxelles qui voit là une belle opportunité de faire revivre ses quais.

Vers une liaison ferroviaire
La volonté du Port de Bruxelles est, à terme, d’ajouter un 3e mode de transport pour le Bilc, le futur centre de distribution urbaine en réactivant la liaison ferroviaire sur la ligne 26 ou 28. Les autorités portuaires sont à la recherche d’un partenaire pour pouvoir faire venir et partir les marchandises.

C’est par ici
À l’initiative de la ministre en charge du Port de Bruxelles, Brigitte Grouwels, le Ring indique désormais aux camions l’itinéraire conseillé vers la zone nord du canal au lieu de traverser la ville. L’installation de ces 24 panneaux de signalisation est favorable à l’environnement car elle permet “de réduire les émissions de particules fines nocives à la santé.”

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Allez les jeunes...
Le moins que l'on puisse dire, c'est que Marion Lemesre a eu du flair en s'entourant d'une équipe jeune, motivée et dynamique!

Les Marc Fievet (33ème), Vincent Hofmans (34ème) et autre Olivier Kinard (35ème) méritent toute l'attention des Bruxellois car leurs projets apporteront un souffle nouveau pour notre belle capitale!