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Dossier


La cité de la Roue : Mémoire des luttes sociales

Au cours du 20è siècle, les cités-jardins ont fleuri aux quatre coins de Bruxelles. Cités sociales parfois devenues des endroits très prisés, leur valeur n'a cessé de croître au fil des décennies.


Après avoir parcouru le quartier Volta à Ixelles et les cités Le Logis et Floréal à Watermael-Boitsfort, la Tribune marque une nouvelle étape dans son voyage estival en s'arrêtant quelques instants à la cité de la Roue à Anderlecht.

Nous passons aujourd'hui par la commune la plus riche du point de vue des cités-jardins... Effectivement, Anderlecht compte pas moins de 3 cités fleuries : la Roue, Bon Air et Moortebeek. Parmi celles-ci, la cité de la Roue apparaît comme la plus remarquable, mais tout cela n'est sans doute qu'histoire de goût... A vous, donc, d'en juger !

C'est en 1907 que la construction de la cité ouvrière a commencé à l'initiative du Foyer anderlechtois. Interrompue par la guerre, c'est en
1921 que le projet sera remis sur les rails. Conçue pour reloger les ouvriers qui vivaient dans les quartiers insalubres du centre-ville (notamment les Marolles), la cité de la Roue s'est parée de 688 maisons unifamiliales.

Dès notre arrivée dans le quartier, nous sommes marqués par la grande diveristé des types de maisons. Contrairement aux cités de Watermael-Boitsfort et surtout, à la cité Volta, la cité de la Roue dispose d'une architecture modeste mais très variée. En tout, c'est pas moins de 60 modèles d'habitations différents qui constituent cette cité ouvrière. Cette variété, nous la devons à l'architecte Jean-Jules Eggericx et à l'urbaniste Louis Van der Swaelmen (auquel nous devons également les cités le Logis et Floréal).

Ce qui nous marque ensuite, c'est le côté aéré de la cité. Celle-ci s'articule autour d'un parc verdoyant appelé la Plaine des loisirs qui offre un espace convivial de jeux et de rencontres aux riverains.

En cheminant dans les rues, on a l'impression de revivre les différents combats de la classe ouvrière du début du siècle dernier. De la rue des Huit heures à la rue de la Solidarité, en passant par la rue des Droits de l'Homme, c'est toute l'histoire d'une époque qui se dévoile à nous.

On remarquera parfois le manque d'entretien de certaines demeures et le manque de cohérence dans la rénovation de certains bâtiments... Même si l'esprit d'époque persiste encore dans le quartier, on aurait apprécié que certains propriétaires l'entretienne davantage. Malgré cela, la cité de la Roue reste un quartier très typique qui raconte une histoire et la fait ressentir.

L'ambiance de village est ici encore plus présente, teintée de convivialité tout en conservant un respect de l'intimité d'autrui. Un endroit où l'on se sent bien, ni plus ni moins. Un endroit où il est agréable de se promener au hasard des rues, des rencontres et des luttes sociales...


Sylvain Louis (St.)

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1 commentaire(s) -
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Bye, bye les bordurettes !!!
Merci à l'addrm et à Steve Coeymans pour l'entêtement à vouloir l'enlévement des séparateurs bd du Souverain.
Enfin le Ministre à compris et les a enlevées mais à quel prix ?
L'argent du contribuable qui sert à des travaux inutiles !!!
Que ceci sert de leçons à nos dirigeants.
" l'inconvénient d'avoir raison trop tôt"
Que l'addrm continue sont combat pour plus de sécurité pour les motards c'est vitale pour nous.
Encore bravo !