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Dossier


L’école est déjà prête

Les vacances sont quasi-finies, une nouvelle année scolaire se prépare. Flânerie dans les couloirs déserts de Saint-Boniface et Saint-Hubert, où les professeurs sont déjà à pied-d’oeuvre…

Rue du viaduc, en pleine v i l l e , en pleine deuxième quinzaine du mois d’août, à Ixelles. L’endroit est curieusement désert. Le café du coin a momentanément fermé ses portes et trois voitures sont stationnées sur l’emplacement normalement réservé au bus scolaire. Difficile de croire que dans un peu plus d’une semaine, 830 élèves du secondaire feront leur joyeuse rentrée dans l’antre du numéro 82, l’Institut Saint-Boniface. Et pourtant, à l’intérieur, juste dans l’entre-escaliers, trois professeurs jouent activement les secrétaires. “Donc, ça, je le donne seulement le 1er !” Entre deux horaires à compléter, le téléphone résonne dans les longs couloirs et… “Oui, oui… je vous passe le directeur !”.

Examen de rentrée 
Monsieur Klimis, aidé par sa sous-directrice, revoit les programmes, les classes et les attributions données aux professeurs. Dans cette école, où des “enfants de tous milieux” ont l’habitude de se fréquenter, la rentrée est aussi synonyme, pour les premières années, d’un test d’évaluation. “On teste leur niveau de maths et de français, les connaissances qu’ils ont acquises jusqu’en sixième primaire. A partir de là, on arrange les classes en fonction. On fait des classes avec des élèves qui suivent bien, autrement dit, qui ont passé le cap des 75 % estimés obligatoires en math. Puis d’autres où les élèves ont plus de difficultés, demandent plus d’attention.” Et ce, histoire de contrecarrer les surprises et les trop grands écarts de niveau dans les résultats du premier bulletin, qui pointe seulement début octobre. Un système de tutorat sera également établi dans le courant de l’année, dans lequel les élèves de cinquième assisteront “les petits de première”. Mais pour l’heure, en même temps que se met en place la procure et qu’on choisit la couleur des “billets d’honneur”, l’école prépare ses examens de passage. Chaque matin, depuis le 16 août, des ateliers de remédiation aident les élèves qui ont moins bien travaillé à se remettre à niveau. Aussi, le préau reste vide à l’heure des récréations, mais les craquements du parquet font vivre les corridors. L’école buissonneuse AWatermael-Boitsfort, par contre, le tapis étouffe les conversations complices du directeur du Collège Saint-Hubert, Monsieur Cobbaert et de son adjoint. Des arbres encadrent les murs en brique rouge de l’école, qui se situe en pleine nature, au vert. Le collège est désert, les classes sont vides, les craies sont longues et bien rangées, pourtant, le silence semble moins lourd, moins pesant qu’en plein centre-ville. Ici, la cour de récré est à l’ombre des hêtres et les élèves proviennent pour la plupart de familles plus favorisées. Ici, il n’y a pas d’examens de passage qui se préparent. Enfin, ici encore, il n’y a pas non plus, pour les premières secondaires, de contrôle d’entrée. Monsieur Cobbaert est d’ailleurs contre la formule de ces “classes ghettos” comme il les appelle, et préfère la formule des “classes hétérogènes, avec des plus forts qui tirent des plus faibles”. Pas d’image manichéenne donc à Saint-Hubert des 800 élèves du secondaire. On mise sur le “relationnel”. A ce titre, l’école envisage, comme elle l’a déjà fait l’année précédente, des échanges avec d’autres écoles bruxelloises, dites à discrimination positive. Une petite innovation de l’établissement est cependant à noter pour la rentrée : ce sont les rhétos qui se chargeront de l’accueil des premières années. Ceux-ci se sont déjà consultés fin juin afin d’organiser au mieux cette première rencontre et tiennent un prochain sommet d’ici quelques jours. Les profs n’ont qu’à bien se ranger…

Photos : Bénédicte Maindiaux, Christophe Bortels et DR.


STEPHANIE SIMONIS

PRATIQUE

L’immersion linguistique
Les écoles qui se lancent dans l’immersion cette année…
■ Institut Notre-Dame de la Sagesse. 10, av. van Overbeeke - 1083 Ganshoren. Tél. : 02/428.11.27.
■ Institut Saint-Louis. 113, rue du Marais - 1000 Bruxelles. Tél. : 02/209.17.11.
■ Institut de la Vierge Fidèle. 14, Place de Jamblinne de Meux 1030Schaerbeek. Tél. : 02/7335826.
■ Institut Sainte-Ursule. 39, av. des armures - 1190 Forest. Tél. : 02/344.12.88.
■ Collège du Sacré-Coeur. 65, rue Louis Delhove - 1083 Ganshoren. Tél. : 02/428722. 

Les plus grandes écoles de Bruxelles
■ Le top 5 des écoles primaires. Arrive en tête, avec près de 900 élèves, l’Ecole fondamentale communale n˚16/16 bis, dite “Ecole du petit bois”, à Molenbeek, suivie d’un peu plus loin par l’Ecole libre du Sacré-Coeur de Lindthout, de Woluwe-Saint-Lambert, et ses plus de 600 enfants inscrits. Le Centre d’enseignement Notre-Dame des Champs fondamental, situé à Uccle, bat d’une courte tête l’Ecole communale “Clair-Vivre” d’Evere, soit respectivement 560 élèves contre 528. Enfin, à la cinquième place figure l’Ecole communale n˚6 Georges Primo, qui tient ses classes à Schaerbeek où on recense tout de même 435 élèves.
■ Le top 5 des écoles secondaires. Chez les plus grands, se classe en première ligne le Centre scolaire Saint-Michel d’Etterbeek, avec en ses murs, plus de 1600 inscrits. Le Collège Saint-Pierre, ensuite, situé à Uccle, regroupe 1080 collégiens (contre 1700 il y a 15 ans...). En troisième position, vient le Centre scolaire du Sacré-Coeur de Lindthout, avec ses 925 élèves. Complètent le quinté l’Institut Saint-Boniface (830 élèves) et le Collège Saint-Hubert (800 élèves).

La rentrée : à quels prix ?
Heureusement pour les portefeuilles et les familles nombreuses, certaines initiatives et certains magasins proposent des articles scolaires à des prix parfois plus modestes. Petit tour du marché.
■Au magasin Club du Shopping de Woluwe, le panier moyen de rentrée d’un enfant de primaire varie de 100à 150€, tandis que pour l’adolescent du secondaire, qui se contentera probablement d’un matériel plus basique (quoique…), son panier approchera les 75 à 100€. Notez que les marques et les dessins de Mickey, Batman ou d’un autre superhéros en tout genre, font souvent la différence. Ainsi, si le prix d’un simple classeur A4 revient dans les rayons de la chaîne à 2,7€, il augmente de 8€ avec l’image de la star du dessin animé.
■ Chez Trafic, par contre, le portefeuille se sent mieux. Loin d’être le slogan de la boutique, cela a été néanmoins prouvé. Le panier du même écolier de primaire avoisinera les 25 à 50€. Sans Superman ou Jenifer sur les couvertures, bien sûr...
■ S’approvisionner à l’école de l’enfant est ce qui reste encore le moins cher... Mais seulement quand elle le permet. Dans cet ordre d’idées, l’Ecole Singelijn à Woluwe-Saint-Lambert propose à ses élèves de commander, dans le courant du troisième trimestre, leur kit scolaire, du journal de classe aux Bic verts. De façon plus organisée encore et de manière à éviter les différences entre élèves, l’Athénée communal Robert Catteau, va jusqu’à mettre en vente un “colis de rentrée”. Pour 25€, l’élève recevra ses cahiers, buvards et les compléments de son matériel de parfait petit écolier. Restera seulement son cartable à acheter et pour autant que celui-ci (ou sa mère) ne craque pas pour un sac à dos à roulettes, la toute dernière mode, l’addition risque de ne pas avoir un goût trop amer.

Etudier après l’école
La rentrée, c’est aussi la fin des examens de passage. Et quand en plein mois d’août, les écoles sont vides, les classes ou ateliers de rattrapage, eux, affichent complets. Au jour le jour ou un jour par semaine, avec des bénévoles ou des professeurs attitrés, toutes ces formules ne font pourtant pas l’unanimité. Là où certains considèrent que les écoles de devoirs tiennent de l’esclavage, et tuent la notion d’apprendre avec plaisir, d’autres évoquent la question de l’argent qu’elles soutirent. A choisir…
■ Brussel’s School. Chaque samedi matin, de 9 heures à 13 heures, des cours de mathématiques sont organisés. Cette école, fondée par Rudy Bogaerts, professeur de maths de renom et ancien précepteur du prince Laurent, vous garantit le 17/20 à la prochaine interro. Prix : 4 heures, 40€. Tél. : 02/3750009.
■ Asbl Bouillon de cultures. A Schaerbeek, vous serez accueilli par une voix chaude d’Algérie. Trois sections regroupent près de 200 inscrits : les 6-12 ans, les 12-15 ans et les 15 ans et plus. En fonction de l’âge et des demandes, s’organisent une école de devoirs, des ateliers créatifs ou des groupes d’entraide scolaire. Prix : 30€/semestre. Tél. : 02/2241888.

Perdus de vue?
■ www.rheto.net. Qu’est devenu l’intello de la classe, Quentin Machin ou Séverine Chose ? Si l’envie vous prend, de faire comme Patrick Bruel et de revoir vos anciens camarades ou une ancienne photo de classe, ce site web peut peut-être vous remettre en contact.

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