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La commune aérée aux portes de la Flandre et à dix minutes du centre-ville est résolument orientée vers la vie associative. Lieu de villégiature des Bruxellois au XIXe siècle, elle abrite encore de superbes villas.
La commune résidentielle de Berchem-Sainte-Agathe située au nord-ouest de la région bruxelloise est un véritable petit village dans la ville de 2,9 km2 résolument tourné vers la vie associative. Ses quelque 20 000 "villageois" à la fois francophones et néerlandophones (ces derniers constituent 15% de la population) y vantent une qualité de vie incomparable en raison notamment de son aspect convivial mais aussi campagnard avec les belles étendues vertes et boisées (Zavelenberg, Wilder, Hogenbos, Kattebroek).
Ce n'est qu'en 1954 précisément, que la commune a été intégrée dans l'agglomération bruxelloise. Autrefois, Berchem dont le nom apparaît pour la première fois au XIIe siècle, constituait une seule entité avec Koekelberg dont elle fut séparée en 1841. Le nom de Sainte-Agathe, la vierge martyre et la patronne de l'église, a été ajouté pour distinguer le village du Berchem anversois.
Le village culturel
Si la commune abrite peu de monuments significatifs de son passé essentiellement horticole et maraîcher, elle peut en revanche s'enorgueillir de quelques superbes maisons bourgeoises. On y trouve en effet des villas somptueuses qui ont résisté à l'urbanisation et qui témoignent de l'aspect villégiature de la commune très prisée par les Bruxellois au XIXe et au début du XXe. Berchem compte aussi de très belles maisons deux facades avec boiseries et loggias comme celles de la rue Comhaire ou de la rue de l'Eglise. C'est le quartier du "village culturel" où se situent les centres culturels francophone et néerlandophone dominés par la belle église romane qui accueille concerts et expositions. A l'arrière de celle-ci, le bois duWilder invite le promeneur à découvrir hêtres, peupliers, châtaigniers.
La commune n'a cependant pas échappé à la construction, dans les années soixante, d'immeubles inesthétiques au gabarit trop impressionnant notamment place Schweitzer qui manque de convivialité. Mais depuis plusieurs années, un effort est consenti pour redorer et verduriser l'espace public. Pour cela, les autorités berchemoises disposent d'un outil de gestion quotidienne, le plan communal de développement qui permet d'évaluer les perspectives urbanistiques de la commune.
Il n'y a pas que des villas à Berchem, loin s'en faut. La commune abrite notamment la Cité moderne non loin de la basilique de Koekelberg dont certains immeubles de style cubiste auraient cependant besoin d'un sérieux "rafraîchissement". Mais la commune n'y a pas droit de cité. Des projets sont aussi en chantier : 31 logements sociaux dans le centre et des appartements de qualité aux abords de la gare.
Finances dans le rouge
Parmi les défis majeurs à relever, les autorités berchemoises devront rétablir les finances communales qui ont souffert, entre autres, d'une dotation générale trop faible à l'instar de Boitsfort. Et puis, il y a le Centre hospitalier Albert Laurent, un établissement dit de 2e ligne, sous-financé depuis plusieurs années. Mais le fédéral qui a reconnu son erreur dans le calcul du prix de journée alloué au centre, est occupé à rembourser plus d'un million d'euros. Et l'idée d'un partenariat avec d'autres institutions hospitalières de 1re ligne est en bonne voie.
Au rang des priorités, figurent également l'accueil des enfants avec une population en augmentation, le développement des services sociaux et d'une politique de santé et de prévention par le sport.
Photos : Bénédicte Maindiaux, Christophe Bortels et DR.
HUGUES PRION PANSIUS
BONNES ADRESSES
Restaurants Le bourgmestre Joël Riguelle remarque que Berchem se distingue par la qualité plutôt que la quantité d’établissements recommandables. Ainsi, Vieux Berchem (son foie d’oie poêlé aux pommes caramélisées est à tomber) et Stromboli… Come Prima, ont ses faveurs avec une préférence pour ce qui est italien. L’échevin Benoît Schoonbroodt craque quant à lui pour l’Auberge du Kasterlinden, au bout de la rue du même nom), pour son ambiance familiale et sa cuisine sympathique, son jardin-terrasse donnant sur le Scheutbos, au point culminant de la commune, à la frontière de trois communes (Berchem,Molenbeek et Dilbeek). Quant au conseiller PS Paul Vanderbeke, il aime beaucoup Les uns et les hôtes, où l’on croise aussi le bourgmestre.
Stamcafés Il y a peu de “stamcafé” pour la simple et bonne raison que Berchem manque d’établissements où il est agréable de se rencontrer, si ce n’est la Taverne Paul, nous confie le conseiller MR Alain Darbe.
Bonnes maisons … Pour un excellent marchand de volailles et de gibier rendez-vous Chez Donald, avenue Josse Goffin. On y trouve tout et de très haute qualité. Rayon boucherie, c’est Dehaes, drève des Maricolles, pour sa qualité mais surtout pour sa disponibilité… On peut tout leur demander y compris de louer des barbecues ou leur camionnette. Un vrai point de rencontre dans le quartier. La librairie La Palette, rue Kasterlinden, tant pour son côté “caverne d’Ali baba” que pour la disponibilité de leurs exploitants, le couple Dumont. Les gourmands ne manqueront pas de se rendre à la Patisserie Vermeulen, véritable institution de la commune. Le traiteur Sucré et Salé a également ses adeptes pour ses bons petits plats en sauce. Quant aux pistolets, on fait la file le week-end chez Sweetly, avenue du Roi Albert. Par contre, grosse lacune : il n’y a plus de poissonnier à Berchem. Enfin, les plus sportifs apprécient beaucoup la salle d’entraînement de rue du Zénith, pour se remettre en forme.
FOLKLORE LOCAL Le ton folk est donné Les pieds battant la mesure et une partition devant les yeux, le groupe Folkydh démarre, chaque semaine, par une répétition riche en notes durant leur temps libre. Le ton est donné sur un répertoire folk, celtique, scandinave ou encore klezmer. Parti de rien, ce groupe d’une dizaine de membres s’est rencontré à l’Académie de Berchem-Sainte-Agathe dans les années 90 où ils suivaient une formation classique. Au fil du temps, Laurent, accordéoniste du groupe, s’est mis à écrire une puis plusieurs partitions et arrangements musicaux. En 2000, violons, violoncelle, accordéon, guitare, clarinette et percussions se sont accordés pour former un groupe, Folkydh. Depuis lors, il est reconnu par le centre culturel de Berchem-Sainte-Agathe, le Fourquet. A cinq ou à dix, ce groupe amateur se module pour faire vibrer leur instrument le temps d’une soirée. Cette année, ils se sont rendus à Goi pour une fête de village. Et ils ont été invités en Angleterre et à Bossut pour une ferme musicale. Qui plus est, le 12 novembre, on les retrouvera dans le centre culturel de Berchem pour un “Irish Pub Concert”. Aujourd’hui, ce groupe plein d’entrain et de professionnalisme ne cherche plus qu’à se produire en concert et enregistrer en studio son premier CD. (A.B. st.)
Rue de l’Eglise, 45/3 - Tél. : 02/4664909. www.folkydh.be
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