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Comment avez-vous atterri en Espagne ? A la fin de mes études, Beatriz et moi avons eu une discussion importante. Cela faisait 3 ans qu’elle était en Belgique et éprouvait le besoin de rentrer en Espagne tant d’un point de vue affectif que professionnel. Pour ma part, c’était le meilleur moment pour tenter une aventure de ce genre. La décision surprit beaucoup ma famille et mes amis. J’étais un Bruxellois pur et dur, avec la même bande d’amis depuis 10 ans, la même équipe de foot, les mêmes fêtes, et ma vie semblait déjà quelque peu tracée.
Qu’est-ce qui vous y attirait ? La question ne s’est pas vraiment posée car Beatriz est de Madrid. Mais il faut reconnaître qu’apprendre l’espagnol a toujours été une envie. Si l’aventure tournait mal, au moins j’en aurai profité pour apprendre une langue.
Que faites-vous dans ce pays ? Actuellement je travaille chez Telefonica, une multinationale du secteur de la télécommunication. Je travaille dans le département financier, plus concrètement dans la gestion des risques financiers (taux de change et taux d’intérêts) du groupe au niveau mondial.
Quelles sont les activités que vous avez découvertes ? Il y a un sport très populaire en Espagne qui s’appelle le padel, un mélange entre le squash et le tennis. C’est assez facile et on arrive rapidement à un niveau intéressant.
Que vous manque-t-il de Bruxelles ? Bien évidemment ma famille et mes amis. Heureusement, ils viennent nous voir régulièrement et nous rentrons relativement souvent. C’est très important pour moi car j’avais peur de perdre petit à petit le contact avec les amis. D’un point de vue plus général, l’autodérision belge me manque beaucoup. Ici les gens sont plus fiers…
Quelles sont les principales difficultés que vous avez rencontrées ? Contrairement à ce que les gens pensent, les Espagnols travaillent beaucoup. Ils passent énormément d’heures au boulot car le travail ne peut pas être dissocié des relations personnelles. Ils préfèrent rester plus d’heures à travailler et prendre le temps de parler avec leurs collègues que de travailler de manière plus productive et perdre finalement le contact humain.
A-t-il été facile de s’intégrer socialement ? Une des premières choses que j’ai faite, c’est chercher une équipe de football. Rien de mieux que le sport pour s’intégrer. Et puis, comme je l’ai dit, les Espagnols attachent beaucoup d’importance aux relations personnelles au travail. Rapidement on vous invite à prendre un verre, à une fête ou encore à jouer au padel. Enfin, Beatriz étant de Madrid, j’ai pu connaître tous ses amis et sa famille.
Avez-vous été confronté à de grandes différences culturelles ? La culture espagnole est différente mais n’est pas fondamentalement opposée à la nôtre, on reste des Européens. Les Espagnols sont peut-être beaucoup plus traditionnels que nous et la famille a une importance incroyable. Par exemple, les jeunes restent très souvent jusque 30 ans chez leurs parents, pour des questions économiques certes, mais également parce que leur “Madre” ne les encourage pas à partir ! Ils sont également très politisés, beaucoup plus qu’en Belgique. La grande majorité des gens déclare sans problème leur couleur politique. Ils sont également très manichéistes : vous êtes de gauche ou de droite, pas entre les deux. Mais ce qui caractérise le plus les Espagnols, c’est leur ouverture et leur faculté à profiter réellement de la vie.
Qu’est-ce qui vous a frappé en arrivant ? Le mouvement, l’animation, la vie qu’il y a à Madrid. Il y a toujours des gens dans la rue, dans les magasins et dans les restaurants. A tel point que c’est la seule ville que je connaisse où il y a des embouteillages à 3h du matin le week-end.
Une petite anecdote sur le pays ? Ici, le métro vient de la droite, c’est très surprenant et je dois reconnaître qu’il m’arrive encore de regarder à gauche pour voir s’il arrive.
Comptez-vous rentrer un jour à Bruxelles ? Pour l’instant, je suis très heureux ici et je ne me vois pas rentrer. Cependant, si j’ai des enfants un jour, j’aimerais bien qu’ils vivent en Belgique quelque temps pour qu’ils puissent connaître les qualités de notre beau pays.
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