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L'huile d'olive et la Toscane pour Luc



Après avoir été secrétaire parlementaire, Luc Van Cauter et sa femme Brigitte Wyckuyse décident de tout quitter pour remettre sur pied une oliveraie à Cortona en Toscane. Ils produisent maintenant de l'huile d'olive, vendue notamment en Belgique.

CV EXPRESS
www.cortona-toscane.be

Quand êtes-vous parti en Italie pour vous y installer?
Nous nous sommes installés en Toscane en 1999 pour y vivre. Nous y avions déjà un moulin depuis 1994. Nous avions eu le coup de foudre pour la vue. Ma femme y est allée en novembre, pour la première fois à cette saison. Elle a eu l'occasion de faire de l'huile d'olives. Et à partir de ce moment-là, nous avons trouvé qu'il était scandaleux de laisser l'oliveraie abandonnée. Nous avons donc décidé de la remettre en état. C'était un peu l'exil.

De quoi vous y occupez-vous ?
Nous avons 1500 oliviers répartis sur 9 hectares. Et nous produisons de l'huile. Nous avons choisi de le faire d'une manière la plus artisanale et donc la plus rigoureuse. Nous cueillons nos olives à l'arbre, pour qu'il n'y ait pas d'acidité dans le fruit. Pour un litre d'huile, il faut, les bonnes années, quatre à six kilogrammes d'olives. Cette année, nous avons récolté 600 litres. Nous avons aussi des chambres d'hôtes. Nous accueillons plutôt des touristes.

Quelles y sont vos autres activités?
J'ai traduit, pour le plaisir, le guide du musée de Cortona.

Est-ce facile de s'intégrer dans la campagne toscane?
Nous n'avons pas eu de problème. Les gens ont tout de suite vu que nous n'étions pas de simples touristes. Nous travaillions la terre de nos mains. Nous nous sommes vite mis à parler la langue, à nous entourer d'Italiens... 70% de la population de la commune est étrangère, mais je ne les fréquente pas particulièrement.

Qu'est-ce qui vous a frappé en arrivant ?
C'est au fur et à mesure que les choses se découvrent, surtout. Au départ, nous n'avions pas un réel rapport au pays. Puis nous avons rencontré des voisins italiens, nous avons pris leur rythme... On se rend compte qu'il n'y a pas une mais des Italies.

Qu'est-ce que vous avez trouvé en Italie, qu'il n'y avait pas en Belgique ?
La lumière et le silence. Cortona est une vraie petite ville, mais nous sommes à 4 km.

Quelles sont les premières choses auxquelles vous avez dû vous adapter ?
Je ne connaissais pas la campagne, encore moins la campagne toscane. A la campagne, prendre le temps avec les gens est essentiel. Il y a quelque chose de joyeux, de chaleureux dans les relations, qu'on ne trouve pas à Bruxelles. C'est plus spontané, ici. Et les gens sont très aidants, toujours prêts à faciliter les choses dans les rapports quotidiens.

Y avez-vous une famille ?
Ma femme, les ânes et les chiens.

Qu'est-ce qui vous manque de la vie bruxelloise ?
Bouquiner, fouiner dans des librairies. Nous n'allons plus jamais à l'opéra non plus et ce n'est pas dans les habitudes d'aller boire une bière et de se retrouver dans une ambiance de café. Mais ce sont des choses dont on n'a plus vraiment besoin à la longue.

Y avez-vous observé de grandes différences culturelles par rapport à nos coutumes belges ?
Oui, dans l'humour par exemple. Dans ma famille, il est normal de manier l'ironie. C'est inconcevable au sein de la famille italienne. Et puis l'éducation des enfants est différente. Ici, il est roi. Et souvent, ses parents se taisent pour le laisser parler.

Comptez-vous rentrer un jour à Bruxelles ?
Non. Ma femme le souhaitera peut-être un jour et nous en parlerons...

LDO


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