Caroline Sedda et Xavier Damman sont partis à San Francisco pour lancer leur start-up. Quelques impressions de la vie sur place...
A part le boulot, qu’est-ce qui vous attirait aux USA ?
Rien de spécial. Si la Silicon Valley avait été en Asie, nous serions partis là-bas.
Est-ce facile de trouver un logement ?
Pas super facile. C’est assez cher. On paie 1 100 dollars par mois pour une chambre en colocation.
Quelles sont les activités que vous faites qu’on ne trouve pas en Belgique ?
Aller à des conférences, des “meetups” avec d’autres start-ups sur des sujets de l’industrie du Web.
Que vous manque-t-il de Bruxelles, de la Belgique ?
La bière, la famille et les amis.
Que manque-t-il à Bruxelles que vous avez découvert là-bas ?
Des restaurants, des bars comme ici, où l’on peut travailler, rencontrer des entrepreneurs, partager son expérience…
A-t-il été facile de s’intégrer socialement ?
Très. Les Américains sont très accueillants, même si très superficiels.
Avez-vous été confrontés à de grandes différences culturelles ? Lesquelles ?
Notre culture donne plus d’importance au passé qu’au futur. Ici, c’est l’inverse. Le futur domine. Ils n’hésitent pas à détruire une maison pour en reconstruire une nouvelle, en mieux. En Europe, on fait attention au patrimoine. Chez nous, on a des historiens ; ici, ils ont des entrepreneurs.
Comptez-vous rentrer un jour à Bruxelles ?
Oui. Parce que c’est là d’où nous venons et que tout homme aspire toujours à être utile et servir sa communauté. Ce n’est qu’un passage, nécessaire, d’apprentissage, d’ouverture d’esprit et d’épanouissement. -
(TBX n° 347, Page 4, paru le 2010-02-16)
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