Certainement l’une des premières supérettes bio en Belgique. Passons en revue les différents rayons.
Des légumes, un plus beau choix qu’auparavant, ceux de saison (janvier), habituels, et des produits moins fréquents : avocat sauvage, radis noir, betterave rouge, daikon (sorte de radis blanc très utilisé dans la cuisine asiatique) et bardane, un légume sauvage dont les racines peuvent se manger cuisinés comme les salsifis.
J’en profite pour vous signaler un intéressant site sur, entre autres, les plantes médicinales et les tisanes : www.poivrecayenne.com.
Mais revenons à nos rayons... Des fruits, pommes, poires, entre autres des Conférence, mais aussi des petites bananes Fifi du Burundi, des papayes, des mangues, des maracujas, des grenades, etc.
Une petite remarque. S’il vous plaît, même si vous pensez que les légumes que vous trouvez habituellement sont plus “beaux”, faites l’essai des légumes bio ou issus de petits producteurs respectueux de la planète et respectueux aussi de votre corps : vous m’en direz des nouvelles.
Du côté des fromages, du gouda de vache au basilic, du brie de chèvre, du Comté Marcel Petite, du chèvre Hirondelle, de la tomme de brebis de Migoule, du bleu de chèvre, une bonne quarantaine en tout.
Rappelons d’abord brièvement ce que sont les pains au levain et à la levure.
Les pains au levain sont des pains obtenus par fermentation naturelle, c’est à dire par développement et multiplication des cellules de levure contenues naturellement dans des farines de qualité non traitées. Le “démarrage” d’un tel levain par simple mélange de farine et d’eau renouvelé tous les jours nécessite une à deux semaines, et doit ensuite être entretenu en permanence en le “rafraîchissant” de farine et d’eau.Jusqu’au XVIIe siècle, tous les pains étaient faits au levain, la levure de boulangerie n’ayant pas encore été découverte. Les pains ainsi obtenus sont consistants, riches au goût, légèrement aigres. La méthode sur levain peut être utilisée avec toutes les céréales, farine de blé blanche ou entier, seigle, épeautre, kamut ou mélange de différentes céréales.
Pour les pains sur levure de boulanger, la méthode consiste le plus souvent à ajouter à la pâte du jour une portion de pâte de la veille, en y ajoutant un peu de levure de boulanger. Elle peut également s’appliquer à toutes les céréales. Elle donne des pains de bonne conservation, au goût moins prononcé que celui des pains au levain, et à la consistance un peu plus légère, quoique cela dépende de la céréale utilisée pour le faire.
Il n’y a ici pas moins de quatre-vingts variétés de pains, dans une sorte de rotation des quatre fournisseurs : Bionam, le Bon Pain, l’Épi doré et la Ferme de la Croix. On y trouve les incontournables froments, seigles, épeautres et tournesols à des pourcentages différents, mais aussi des pains aux raisins, aux noix, des miches paysannes, des baguettes, des cramiques.
Un grand choix de miels qui fait rêver, dont un miel de citronnier, un autre des forêts d’Espagne, un troisième à la lavande maritime.
Côté confitures, c’est pas mal non plus : poires, nectarines, quetsches et tous les classiques, dont des confitures à l’orange bien tentantes.
Et, sans pouvoir trop détailler les choses, une multitude d’autres produits (rappelez-vous, 8 000 références !) : thés, cafés, céréales de toutes sortes, pâtes, biscuits, vins, sels, dont un de la mer Morte ! Sans oublier des produits de beauté et des produits d’entretien.
En résumé : une mine de bons produits. Le rapport qualité-prix me semble juste – encore que, parfois, il faut tout de même faire bien attention à son porte-monnaie. Et, évidemment, le lieu n’est pas aussi agréablement populaire que le marché de la place Van Meenen à Saint-Gilles...
RAVACHOL -
(TBX n° 345, Page 18, paru le 2010-02-02)
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